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Le son de Sonny Rollins est inimitable, reconnaissable dès
la première note. La bonhomie du jeune septuagénaire
nous irradie, on accroche d'entrée sur le rythme calypso
du premier titre, Salvador ou sur la veine plus funky de Did you
see Harold Vick ? Le blues et le gospel sont toujours sous-jacents
dans la musique du saxophoniste qui a composé trois originaux
pour l'occasion.
Mais après, on s'interroge. Pourquoi tant de réserve
? on le sait capable de se lâcher davantage et d'exploser.
Pourquoi le saxophoniste choisit-il de s'adonner au minimalisme
(à la simplicité ) ?. Il en va de même pour
ses musiciens qui font tous preuve d'une certaine retenue ; même
Jack Dejohnette, présent à la batterie sur quatre
titres, se fait discret, c'est vous dire.
Il reste le son du maître et ce n'est pas rien.
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