| Petit rappel : à la fin des années
70, alors que le mouvement punk fait rage en Angleterre, un tout
jeune groupe au doux nom de Dire Straits impose sa pop musique où
le guitariste chanteur étonne par sa dextérité
bon nombre de chroniqueurs du moment. Très rapidement Mark
Knopfler et ses amis vont s'imposer auprès du grand public,
tournant en boucle sur MTV, par une série d'albums superbes
contenant une tonne de tubes ainsi que par d'incessantes tournées
mondiales, jusqu'à une mise en retraite du groupe qui ne
se reformera que pour des grandes occasions et pour soutenir des
bonnes causes.
Mark s'est lancé dans une carrière solo moins éprouvante
ponctuée par quelques collaborations comme celle avec Chet
Atkins, des BO : Local hero et des disques personnels pour lesquels
il prend le temps de tout bien composer, loin de la pression médiatique.
Tout comme pour Sailing to Philadelphia (2000), The ragpicker's
dream s 'éloigne encore un peu plus du son de Dire Straits
en utilisant de plus en plus de guitares acoustiques soutenues
par une rythmique discrète (la batterie a été
volontairement mixée en retrait) afin de laisser respirer
les mélodies et donner de la place à Mark, on pourrait
même croire par moment qu'il est tout seul.
Les 12 chansons enregistrées à Nashville (sans
pour cela virer à la country) ont été produit
par l'artiste lui-même et Chuck Ainley, qui ont choisi la
sobriété, pas de solo à rallonge, on peut
parfois avoir l'impression d'écouter Monsieur J.J. Cale.
Le jeu de la 6 cordes est complété par les notes
de piano de Guy Fletcher (qui travaille depuis bien longtemps
avec Mark).
L'ambiance est calme, feutrée, sans doute un retour aux
sources d'une pop folk blues mélodique agréable
à écouter à chaque moment de la journée,
même si les fans de longue date risquent d'avoir un peu
de mal dans un premier temps.
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