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Nouvel album pour le combo toulousain Spook and the Guay et nouvelle
expérience puisque le groupe a pu bénéficier
pour ce Vida sonora de moyens importants mis en place par leur
maison de disque Virgin.
C'est ainsi qu'ils ont pu choisir de travailler avec le réalisateur
Dimitri Tikovoï (Placebo) et Roger Johnson (DJ de Moby) qui
s'est occupé des programmations additionnelles.
Ces collaborations se ressentent rapidement, la production est
excellente mais le contenu est surprenant. En effet, ce disque
tourne une page du groupe qui se rapproche du grand public. La
bande des huit abandonne son frénétique ska-reggae-ragga
de ses débuts pour de nouvelles expériences, des
horizons musicaux élargis et un chant résolument
plus tourné vers le français.
Sur certains titres, c'est une pure réussite comme Superman,
co-écrit par Mano Solo où l'accordéon et
la guitare sèche d'intro apportent une chaleur et une émotion
que ne possèdent pas bien d'autres morceaux. Etre et avoir
est horrible, un ragga digital très moyen (on se demande
d'ailleurs à quoi ça sert d'avoir un batteur dans
un groupe pour sortir plutôt une boite à rythme comme
ça). La chance, Ma radio ou bien Ceux qui marchent debout,
sans être excellents restent classiques et dans l'esprit
du groupe.
L'intrusion des machines n'est pas un total échec cependant,
preuve en est avec Music is a weapon oscillant entre électro
et drum'n bass, au sample cinématographique dévastateur.
L'expérience est rééditée également
sur d'autres titres comme Au taquet pour un ragga-drum'n bass
étrange mais intéressant.
Le tout donne un opus qui peut décevoir de nombreux fans
mais en satisfaire de nouveaux, la démarche est respectable
en tout cas puisque nous ne tombons pas dans le consensus commercial.
Le groupe défendra d'ailleurs avec ferveur ce nouvel album
sur leur terrain de jeu préféré : la scène.
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