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Avec son Klezmer Madness, le clarinettiste new-yorkais s'emploie
avec force et virtuosité à revisiter le folklore
d'Europe de l'Est à la sauce jazz, funk ou rock. Enregistrée
au club Indigo dans une cave de Cracovie, la musique dévoilée
ici est chargée d'émotion pure. Cracovie, ville
symbole de son identité retrouvée, pays de ses grands
parents, David Krakauer livre un disque au son à l'état
brut.
Si ses précédents enregistrements en studio, nous
avaient déjà conquis, ce dernier opus nous enchante
littéralement. Il est entouré de ses fidèles,
Will Holshouser à l'accordéon et Nicky Parrott à
la contrebasse et de nouveaux arrivants qui ne viennent pas bousculer
l'ordre des choses, Sheryl Bailey à la guitare et Michael
Sarin à la batterie. La nouveauté viendrait plutôt
de la présence de Socalled, distributeur de samples et
de beats obscurs. Ce retour aux sources a donné des ailes
à sa musique, les allants rock ou funk sont parfaitement
assimilés et une énergie libératrice suinte
tout au long du disque.
Pour les plus patients, il faudra attendre plusieurs dizaines
de secondes pour écouter un titre caché à
la fin du dernier morceau, David Krakauer, seul à la clarinette,
un frisson traverse les enceintes lorsque le souffle se fait mémoire.
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