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Chroniquer un album de Killing Joke n'est pas chose facile. Comment
se permettre de juger les compositions d' un groupe vieux de 25
ans et ayant influencé les plus grands (de Nirvana en passant
par Metallica et Faith No More)?
Mais comme notre mission est de vous faire découvrir les
nouveautés musicales, on ne pouvait pas passer outre ce
grand retour, on pourrait même dire: "cette résurrection"!!!
Pour ceux qui ne le sauraient pas, Killing Joke est né
en 1978 à Nothing Hill de la rencontre de Jaz Coleman,
Geordie Walker Youth et Paul Ferguson. Après quelques querelles,
reformations, et six albums à son actif, le groupe tira
sa révérence en 1996. La scène rock poursuit
toutefois sa route et beaucoup de groupes puisent encore leurs
influences dans les compositions de Killing Joke, le flambeau
de la rage ne s'est pas éteint.
Sept ans plus tard, pour le plaisir de tous, ce groupe qui a
révolutionné la scène post punk, revient
avec un nouveau batteur (Dave Grohl ancien de Nirvana), un son
encore plus ravageur et des paroles particulièrement explosives.
Toutes ces années passées n'ont visiblement pas
atténué la haine de Jaz et de ses copains contre
l'injustice qui pourrit notre société. A travers
les paroles revendicatives qui s'insurgent contre la guerre en
Irak et la société de consommation, Killing Joke
nous offre un album explosif et captivant où règne
une atmosphère oppressante et très dark.
Ainsi plus que l'album de la maturité, ce second album
éponyme de Killing Joke est celui de la consécration
d'un certain rock entre punk et métal, un album de la trempe
de l'excellent Pandémonium sorti en 1994.
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