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" Punk's not dead " est une phrase qui ne cesse d'être
d'actualité, et ce n'est pas les Distillers qui vont venir
nous contredire. Dans un monde où le rock vire au formatage
radio, certains ont choisi une autre voie : ici, celle d'un punk
super-vitaminé et rayonnant. Il est l'oeuvre des Distillers,
qui après leur très sollicité Sing sing death
house, reviennent avec un troisième album plus punk que
jamais : Coral fang.
Ne voyez pas ici un groupe qui a suivi la mouvance Blink 182
et autre Sum 41, vous risqueriez de les fâcher, il vaut
mieux parler d'influences du style Nirvana, Sex Pistols, donnant
un son proche des Vines, en plus punk.
Ici, le punk à une âme, noire certes (presque gothique
!), mais bien réelle, c'est pas du son pour jeunes adolescentes,
même si le chant des Distillers est justement enmmené
pas une ex-ado australienne débarquée à Los
Angeles. Voilà donc de quoi ravir tous les amateurs, de
bon punk, largement influencé par le riche passé
du style.
Comme en témoignent des titres comme Drain the blood,
Die on a rope, Coral fang ou encore le nirvanien Death sex, le
groupe a la haine, et c'est rien de le dire. Attention, les titres
plus mélodiques sont trompeurs, et vous embarquent dans
l'antichambre d'un punk bien décadent : c'est la traduction
musicale de la " punk attitude " (The gallon is god
ou The hunger, par exemple).
Un disque à se procurer sans plus attendre, histoire de
pouvoir exhiber à nouveau fièrement les (vraies)
couleurs du punk.
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