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Après une incartade par un jazz hip hop sur son précédent
album Off
the record, le guitariste anglais revient sur la voie du jazz,
sans pour autant retrouver l'acid jazz qui lui permit de se faire
découvrir 11 ans plus tôt, mais celui du smooth jazz
dans l'esprit de George Benson avec 10 morceaux dont 9 instrumentaux.
Son répertoire se compose en majeure partie de titres
qu'il a co-écrit avec Joel Campbell (Deborah Cox, Joe)
qui joue les claviers et produit plusieurs titres.
Le jeu de velours du guitariste s'intègre dans cette ambiance
jazz pop soul et des titres comme Heaven ou Island paradise devraient
rencontrer leur public sur les radios pop/jazz américaines.
L'un des moments forts est la reprise du classique You might need
somebody où Crystal Lake vient chanter de sa voix suave
dans un esprit RnB alors que Ronny joue et programme tous les
instruments.
Le son de sa guitare (une Philer archtops signature) est velouté,
chaleureux à souhait et apporte cette couleur estivale.
Par contre le contraste est saisissant dès lors que l'on
attaque les 2 dernières pistes qui nous sortent de la douceur
ambiante, In the limemight ( beaucoup plus rythmé) puis
St Tropez (mix club) qui semblent prédestinés aux
pistes de danse avec son tempo proche de la house.
Ronny Jordan se cherche depuis quelques albums, il revient en
tentant sa chance dans le smooth jazz avec des sons de guitare
rappelant certain de ses héros : Wes Montgomery, Grant
Lee et George Benson.
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