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Patricia Kaas revient dans le groupe des pulpeuses et grandes
chanteuses de variété avec son nouvel album Sexe
fort. Heureusement pour nous, elle oublie sa petite trompette
des débuts et présente un opus de 15 titres charmants,
pris entre la balade folk, la valse pop et le rock puissant.
Dans cet album, Patricia Kaas se contente de bien faire ce qu'elle
a toujours fait : chanter. Laissant à d'autres les paroles,
la musique et la production. S'entourant d'hommes forts et capables
de l'amener sur des sujets maintes et maintes fois traités,
elle crée une petite surprise car Sexe fort est multi-influences,
multi-collaborations mais garde le cachet de cette jeune femme
charmeuse.
De bout en bout c'est elle et elle seule qui mène la danse,
Goldman, Renaud, Bertignac, Roda Gil ont beau lui tendre le bras
pour l'accompagner dans la danse, elle garde la tête haute
et ses chansons passent agréablement dans l'oreille de
l'auditeur.
Où sont les hommes, question lancinante est dans la droite
facture de la fille de l'Est. Album électrique et éclectique,
flirtant parfois avec un blues qui sera peut être sa marque
de fabrique en femme mure, Sexe Fort donne au passage un petit
hommage à " l'Abbé caillou " qui est le
fondateur d'Emmaüs, se questionne sur les blessures de l'amour,
les regrets qui émaillent le temps et avoue que ce sont
bien " les femmes qui mènent la danse ".
Guitares électriques à tous les étages et
nouvel univers pour cette chanteuse qui s'était jusqu'à
présent confinée à un " acoustique plon-plon
" alors qu'elle méritait cet écrin qui lui
arrive l'année de ses 37 ans. La meilleure chanson reste
ce fabuleux duo avec Stephan Eicher où l'un cache sa voix
dans l'autre pour ne former qu'une seule et même personne,
hermaphrodite ayant des envies de révolution musicale.
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