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" Ni cubain, ni chilien, juste latino-américain ",
Carlos Maza persiste, disque après disque et en multipliant
les formules et les formats (solo, duo, trio ou entouré
d'une pléiade de musiciens) à ne jamais vouloir
entrer dans les normes que propose l'industrie musicale.
Dingue de musique mais aussi forcené du travail, Carlos
Maza a la tête dans les étoiles mais ses pieds sont
bel et bien plantés dans le champ de la réalité
sociale qu'il partage au jour le jour au cur de la campagne
cubaine.
Lui qui proclame haut et fort qu'être révolutionnaire
en musique c'est ne jamais se répéter en vient à
signer aujourd'hui une petite dizaine de disques dont aucun, certes
ne se ressemble, mais tous respirent indéfectiblement la
forte personnalité de ce multi-instrumentiste d'exception
(il joue merveilleusement bien du piano, de la guitare, de la
flûte, du saxophone
).
Pour ce nouvel album enregistré durant les cinq premiers
jours d'avril 2003 à Amiens, le musicien chilien (mais
qui vit à Cuba) s'est entouré de son orchestre à
géométrie variable. On y entend ainsi des percussions
en tous genres et de toutes les tailles, des cuivres et des vents
comme s'il en pleuvait, des cordes, des voix, des claviers
En bon vivant qu'il est Carlos Maza a invité deux convives
pour une dégustation spéciale de sa recette personnelle
: Louis Sclavis et Vincent Ségal.
Tous sont entièrement au service de la musique que le
maître de cérémonie a confectionné
pour la circonstance et dont il est parfois difficile de distinguer
si elle a été écrite ou improvisée.
Qu'importe ! Pourvu qu'elle soit bonne !
Et la réponse est affirmative puisque Chocala donne encore
la pleine mesure du talent de l'artiste sud américain.
En effet, à l'aide d'une dizaine de pièces qui n'appartiennent
qu'à lui, Carlos Maza nous fait partager en alternances
des moments de pure folie, telluriques, chaotiques, électriques
ou soudain calmes et mélancoliques.
Plus que du jazz, cette musique transpire toute la créativité
de son auteur.
En
savoir plus sur Carlos Maza.
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