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Un
bouquet de jonquilles jaunes. Voilà le beau présent
que nous apporte Malia. Elle nous décline sa voix en or
sur douze titres aux parfums jazzy, mais qui est-elle et d'où
vient-elle ?
Yellow
Daffodils est votre premier album, vous l'avez réalisé
en France. Comment avez-vous eu cette opportunité ?
Oui, c'est mon premier album. En fait, tout a commencé
dans un magasin à New York où j'ai entendu un morceau
de Liane Foly, je me suis dit, voilà le genre de chose
que j'aimerais chanter. Je me suis demandé qui pouvait
bien être le producteur de cette musique ? C'était
André Manoukian. J'ai téléphoné à
Virgin qui distribuait l'album pour avoir ses coordonnées.
Après avoir hésité, ils me les ont finalement
données. Je suis entrée en contact avec lui et je
lui ai envoyé une cassette démo avec juste voix
et guitare. Il m'a rappelée après l'avoir écoutée.
Et puis j'ai eu la chance de signer un bon contrat avec Epic,
voilà pourquoi ce disque a été réalisé
en France.
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Vous
habitez à Londres ?
Oui,
j'habite à Londres.
Qu'avez-vous
réalisé musicalement là-bas ?
J'ai
fait beaucoup de musiques avec des musiciens anglais, plutôt
dans le domaine de la dance, j'ai aussi travaillé
avec des musiciens de jazz sur de nombreux standards.
Avez-vous
reçu une formation musicale ?
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Oh non, pas
du tout ! Mais dès mon plus jeune âge, j'ai été
attiré par la poésie, l'écriture
J'écoutais
beaucoup de musique, et quand je suis arrivée à
Londres, j'avais quinze ans, c'est là que j'ai eu le déclic.
Vous
viviez en Afrique auparavant, au Malawi, écoutiez-vous
de la musique ?
Oui,
bien sûr. J'écoutais de la musique avec les moyens
qu'il y avait. Sur la radio que possédait mon père,
il n'y avait que deux stations, BBC World Service et une radio
du Malawi. J'écoutais les chansons des Beatles mais
aussi la musique locale et beaucoup d'autres artistes grâce
aux festivals qu'il y avait sur place.
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Vous
cosignez toutes les chansons de l'album, quel est votre part d'écriture
?
Suite
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