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C'est vrai,
les contrebassistes sont souvent sideman, ils n'écrivent
pas souvent de musique. J'ai cette chance, j'aime bien écrire
de la musique ! Mais, je travaille aussi pas mal comme sideman.
Je joue avec un groupe d'électrojazz qui s'appelle Mix City,
avec le Grand Groove Orchestra qui joue un mélange de funk
et de musique latine. Je joue aussi avec le pianiste brestois Didier
Squiban.
Comment
est perçue la musique de Mukta à l'étranger
?
Ca passe très bien, on a beaucoup tourné notamment
en Inde. On a fait des concerts avec des musiciens indiens très
connus en tant que concertiste de musique classique indienne. Le
public a été étonné de la fusion entre
le jazz et la musique hindoustani. Avant, nous avions effectué
toute une tournée en Afrique qui était géniale.
Je pense que notre musique en concert est très spontanée,
très populaire quelque part. Il y a vraiment un échange
avec les gens. On tourne d'ailleurs, pour l'instant, plus à
l'étranger qu'en France.
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Avec
quels musiciens aimeriez-vous enregistrer ?
J'aimerais rencontrer le percussionniste Zakir Hussain. En
même temps, on vient d'avoir la chance d'enregistrer
avec des musiciens qui sont peu médiatisés en
Occident mais qui sont aussi grands que les Ravi Shankar ou
autres.
Et
dans le jazz ?
Disons
que je pratique beaucoup le jazz, mais je me sens plus proche
des musiques du monde.
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Le jazz qui
est présent dans Mukta, ce n'est plus la tradition afro-américaine
du jazz. C'est plutôt l'esprit d'improvisation et d'échange
de cultures. Je n'ai pas de nom de jazzman qui me vienne à
l'esprit, même si j'adore écouter du jazz.
Que
pensez-vous de la musique de Trilok Gurtu ?
J'aime bien ce qu'il fait. Je trouve cela très personnel,
même si ce n'est pas de la musique indienne ; c'est de la
fusion avec du jazz.
Avez-vous
la sensation que votre musique a évolué ?
Oui, la fusion que nous proposons est plus profonde qu'auparavant.
Il y a par ailleurs un percussionniste qui a étudié
à Cuba et qui apporte des rythmes africains. Il y a sans
doute moins de collage, plus d'unité. Ce n'est finalement
pas évident de mixer différentes cultures qui sont
déjà très fortes, qui ont une identité
très aboutie. Elles possèdent chacune une histoire
et une forme très définie. Pour mélanger, il
faut y aller sur la pointe des pieds pour ne pas tomber dans le
collage exotique.
Mukta sur Zicline
:
- Indian
sitar et world jazz (1999).
- Jade (2000).
- Dancing on one's hand
(2001).
- Haveli (2005).
En
savoir plus sur Mukta.
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