 |
Albin
: Ha bon ? Je n'avais pas remarqué
Thierry : Il mange vraiment mal. C'est quelqu'un qui
aimerait avoir une culture culinaire
Albin : J'adore manger et boire mais par contre j'ai
un rapport bizarre à la bouffe : j'ai du dégoût
pour certains aliments ce qui fait que je ne peux même
pas envisager de toucher à mon assiette si cet aliment
se trouve dans le plat.
Tous
les deux vous aimez railler la société de consommation
?
Albin : Je me sens incapable de formuler un engagement
en chanson. Thierry y arrive très bien.
|
Devenir
chanteur c'est refuser cette société calibrée,
chiffrée, enquêtée à X% ?
Thierry : Pas vraiment. Si on écoute les gens on nous
croit cool, relax mais bon on a quand même un disque à
vendre dans un magasin, dans une grande chaîne horrible, on
a des pourcentages
Albin : Des chefs de marketings avec des projets
au
meilleur des cas, un artiste c'est intéressant dans le sens
de pouvoir dire des choses publiquement.
Thierry : Parce que sinon, on est complètement au
cur de la société de consommation et des calibres.
Il y a un truc qui m'énerve c'est le phénomène
rebel. Le phénomène rebel devient un coup marketing
hyper médiatisé. C'est quelque part encore pire car
la personne joue le jeu de cette société de consommation
et du capitalisme et joue les grands rebels.
Albin : Tu penses à des gens qui vivent en Patagonie
?
Quelle
question aimeriez vous poser l'un à l'autre et que vous n'avez
encore jamais osé faire ?
Albin : Ho la vache
tu me sèches. (s'adressant
à Thierry) T'en as une toi ?
Thierry : Une question sexuelle ?
|